Beaucoup de skieurs qui souffrent des mollets en pensent que c'est un manque de condition physique. Ils s'entraînent plus. La douleur revient chaque saison, identique. La vraie cause est dans la chaussure, pas dans les jambes.
Comment la douleur aux mollets se manifeste en ski
La douleur aux mollets en ski peut prendre plusieurs formes : brûlure progressive qui s'intensifie au fil de la journée, crampes à mi-journée, sensation de mollets en béton dans les cuisses à partir du deuxième jour. Elle est souvent symétrique — les deux jambes au même niveau — ce qui est un indice que la cause est liée à l'équipement, pas à une pathologie musculaire.
La mécanique derrière la douleur
La chaussure de ski intègre un angle de flexion vers l'avant — l'inclinaison de la coque qui penche le bas de la jambe en avant. Quand cet angle est trop prononcé pour la morphologie du skieur, la jambe est constamment poussée vers l'avant. Pour maintenir l'équilibre, le triceps sural — le groupe musculaire du mollet — doit se contracter en permanence comme un frein. Sur une demi-journée de ski, cette contraction continue épuise le muscle et provoque douleur, brûlure et crampes.
Ce que font les semelles CAD/CAM
La position du pied dans la chaussure influence directement l'angle fonctionnel entre le pied et la jambe. Quand la voûte plantaire s'affaisse et que le pied pronate, cet angle effectif augmente — amplifiant la tension sur le mollet. Des semelles CAD/CAM qui repositionnent le pied en position neutre réduisent cet angle fonctionnel. La tension sur le triceps sural diminue. Le mollet peut enfin se décontracter entre les flexions.
Dans les cas où l'angle de flexion de la chaussure elle-même est inadapté à la morphologie du skieur, notre équipe à Verbier peut le corriger directement — un ajustement qui ne nécessite pas de changer de chaussure.